Ce blog est de nouveau suspendu .

 

Un nouveau blog consacré à Jean Pierre Chevènement, sa vie, son oeuvre verra le jour dimanche 4 décembre 2011 .


Le lien suivra .

 

Salut et Fraternité 

 

Grégory Baudouin . 

 

 


Intervention de Jean-Pierre Chevènement sur le budget des affaires étrangères et européennes, mardi 29 novembre 2011.


Sur une pente fatale
En juillet 2010, vous signiez avec Hubert Védrine, une tribune dans Le Monde, dénonçant l’amoindrissement des moyens du Quai d’Orsay…Hélas, le budget que vous présentez s’inscrit dans la continuité. 

La RGPP est passée par là, soulevant les clameurs, souvent justifiées que l’on sait. Je ne suis pourtant pas de ceux qui jugent indispensable l’accroissement sans fin des dépenses ou des effectifs et j’ai longtemps observé qu’en diplomatie, notamment multilatérale, peu d’hommes et de femmes déterminés travaillaient souvent plus efficacement et parfois avec plus de bonheur que de gros bataillons. Mais une préoccupation reste primordiale si l’on veut encore que notre action extérieure soit qualifiée de française : c’est celle des moyens de notre présence culturelle. Que vive l’Institut français certes, mais que nous le dotions de capacités suffisantes, fût-ce au prix d’arbitrage. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Je le regrette. Enfin, et c’est vital, tout simplement pour le maintien de notre pays sur la carte du monde, faisons venir en France des étudiants étrangers. Ranimons cette politique de bourses généreuse qui expliqua l’épanouissement de la francophonie, temps aujourd’hui hélas en voie de disparition.. J’imagine, Monsieur le Ministre, que si votre séjour au Canada vous a familiarisé avec les beautés de la langue anglaise, il vous a convaincu aussi, que les défenseurs de notre langue méritaient un vrai soutien, venu de notre cœur, venu de notre bourse aussi. 

Quant au fond de votre action, cette année, j’en conviens, a été dense : Côte d’Ivoire, printemps arabe, Lybie, etc. Ces crises ont le mérite de nous ramener à deux questions fondamentales et d’actualité de la vie internationale : le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies ; le rôle de ces instances plus récentes, parfois dressées en concurrence de l’ONU : G7, G8, G20.


Pour traiter de ces crises, vous avez finalement adopté la manière forte, loin de cette diplomatie dite d’influence, dont on se gargarisait dans votre propre ministère, il y a à peine un an. 

Mais pour recourir aux sanctions et en fin de compte aux armes, vous avez choisi la voie du Conseil de sécurité, comme vous l’aviez d’ailleurs fait voici dix-sept ans pour déclencher l’opération turquoise au Rwanda. Choix juste, qui se distingue heureusement de l’action strictement unilatérale, pratiquée par un groupe de pays, OTAN ou coalition ad hoc, contre la Serbie en 1999 ou l’Irak en 2003. Dans ces deux derniers cas, c’est l’exercice de l’ingérence qui fut en jeu ce qui est tout sauf un droit, et qui reste condamné tant par les Nations unies que par des textes bilatéraux, tel par exemple ce communiqué franco-chinois d’avril 2009 réaffirmant avec éclat l’adhésion de notre pays au principe de non-ingérence. 

Mais l’intervention extérieure est admise, si, loin d’être unilatérale elle est décidée collectivement par le Conseil de sécurité. C’est la mise en œuvre du principe de la responsabilité de protéger, codifié par un sommet des Nations unies en 2005, mais en réalité pratiqué depuis longtemps par les Nations unies. 

Il suffit de se rappeler les très nombreuses résolutions du Conseil qui ont imposé la décolonisation, l’abolition de l’apartheid. Rien donc de très nouveau


Le Mardi 15 novembre 2011 @ 07:36:11 Partager 


 
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En se déplaçant sur le site d'Areva Chalon-Saint Marcel, Jean-Pierre Chevènement, candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2012 est entré dans le vif du débat. Pas question pour lui de tirer un trait sur l'industrie nucléaire. Pire, il a clairement dénoncé les manœuvres de certains visant à provoquer encore plus la désindustrialisation de la France. A tour de rôle, les personnalités socialistes ont affiché leurs positions sur le nucléaire ce lundi, et ce à quelques jours de l'ultimatum, fixé par Europe Ecologie - Les Verts. 
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"Je demande à ce qu'on ne gâche pas les atouts de la France. Il faut parler avec des arguments sérieux, traiter ce problème de manière responsable et ne pas en faire l'enjeu d'une carabistouille électorale, comme dirait M. Mélenchon" a lancé Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle pour le Mouvement Républicain et Citoyen au cours de son déplacement sur le site Areva de Chalon - Saint Marcel. Après une introduction technique par les directeurs des sites chalonnais et creusotin, l'ancien ministre s'est élancé au pas de charge dans la découverte d'une structure unique en son genre. 

Il faut dire que Areva joue en Bourgogne sur du velours en affichant ostensiblement quelques données chiffrées dont bon nombre de régions françaises aimeraient se prévaloir. A l'échelle de la région, ce sont pas moins de 10 000 emplois directement ou indirectement liés au nucléaire. Pour la seule Saône et Loire, ce sont près de 2300 emplois. En l'espace de quelques années, Areva peut afficher les 230 millions d'euros investis en Bourgogne depuis 2004. Autant d'arguments qui ont fait mouche auprès du candidat à la présidentielle et cela dans un contexte économique international de plus en plus compliqué. 

Arborant la casquette de sécurité sur la tête, Jean-Pierre Chevènement a profité de sa venue pour s'entretenir avec une délégation CGT des représentants du personnel, qui ont rappelé leurs attachements à ce que le groupe reste publique, malgré toutes les manœuvres tentées ces dernières années, pour mettre la main sur l'un des fers de lance de l'industrie française. Une position qui a trouvé bien naturellement l'assentiment du candidat à la présidentielle. 


La réindustrialisation de notre pays... un cap essentiel


Le candidat à la présidentielle n'a pas tergiversé dans son approche vis à vis d'Europe Ecologie-Les Verts. "On a perdu plus de 2 millions d'emplois dans l'industrie. Notre déficit de la balance commerciale atteint les 75 milliards d'euros alors que nos voisins allemands ont un excèdent de l'ordre de 150 à 200 milliards. On ne va pas

Chevènement Vrai Faux

Jean-Pierre Chevènement est contre l’Europe

Pour Jean-Pierre Chevènement, la République, c’est d’abord l’école

Dès 1983, Jean-Pierre Chevènement avertissait du danger de la désindustrialisation

Jean-Pierre Chevènement vit dans un logement social


Ministre à plusieurs reprises, capable de prendre des décisions difficiles, Jean-Pierre Chevènement a maintes fois confirmé sa stature d'homme d'Etat. Retour sur un parcours mêlant fortes convictions et profond sens de l'Etat.


Jean-Pierre Chevènement, parcours d'un homme d'Etat
Jean-Pierre Chevènement est né le 9 mars 1939 à Belfort, de parents instituteurs. Ancien élève de l'École Nationale d'Administration (promotion "Stendhal"), il adhère au Parti Socialiste SFIO en décembre 1964 et fonde en janvier 1966 - avec Georges Sarre, Didier Motchane et Alain Gomez - le Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes (CÉRÈS). 

Le CÉRÈS deviendra l’un des principaux courants du PS à partir du congrès d'Épinay (juin 1971) ; il sera remplacé le 14 avril 1986 par Socialisme et République. Jean-Pierre Chevènement est l’auteur du programme du Parti Socialiste "Changer la vie" en 1972, le négociateur du programme commun de la gauche (1972) et l’auteur du projet socialiste (1980). 

Il est élu député sans discontinuer aux élections législatives de 1973 à 1997, et en 2000, dans le Territoire de Belfort. 

Ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie puis de la Recherche et de l'Industrie des deux premiers gouvernements de Pierre Mauroy (1981-1983), il refuse de participer au troisième gouvernement de Pierre Mauroy pour s'opposer au tournant libéral du PS et défend "l’autre politique". 

Il a été maire de Belfort entre 1983 et 2007.

"Le pari de l'intelligence"

Ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Laurent Fabius (1984-1986), il met fin à la "guerre scolaire", fait le "pari de l'intelligence", et s'illustre par des mesures telles que la réintroduction de l'instruction civique et l’objectif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. 

Ministre de la Défense des gouvernements de Michel Rocard (1988-1991), il démissionne le 29 janvier 1991 pour s'opposer à la guerre coloniale des Etats-Unis contre l'Irak. 

En juillet 1992, il quitte la direction du PS afin de faire campagne pour le NON au traité de Maastricht. Il fonde le 30 août 1992 le Mouvement des Citoyens et, en avril 1993, démissionne du PS. Il transforme alors le Mouvement des Citoyens (MDC) en parti politique, dont il devient président. 

En 1995, il appelle à voter pour Lionel Jospin dès le premier tour de l’élection présidentielle puis participe, en 1997, au gouvernement de la "gauche plurielle" pour tenter de lui donner un axe républicain.

Des principes républicains forts

Ministre de l'Intérieur, il essaye d'imposer une grande politique d'accès à la citoyenneté, crée la police de proximité et donne une nouvelle impulsion à la coopération intercommunale. Il démissionne le 29 août 2000 pour s'opposer au processus de Matignon visant à donner le pouvoir législatif à la Corse. 

Il déclare sa candidature à l'élec

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