Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC et candidat à la présidentielle, s'est insurgé
dimanche contre tout projet visant à permettre à la commission européenne d'exercer un contrôle budgétaire sur les Etats-membres, estimant que ce serait un "abandon de
souverainneté".
M. Chevènement réagissait auprès de l'AFP à des informations du Journal du
Dimanche selon lesquelles la chancelière allemande Angela Merkel aurait convaincu le président Nicolas Sarkozy "d'instaurer un gouvernement économique et de renforcer la discipline
budgétaire".
"La commission européenne pourait avoir des pouvoirs supranationaux", ajoute le JDD en citant une source
à l'Elysée.
"Ce projet de Nicolas Sarkozy reviendrait à aliéner la France, Cette intrusion de la commission
européenne serait une atteinte grave, ce serait un abandon de souverainneté supplémentaire", a fait valoir M. Chevènement en promettant de "combattre" tout type de projet "rabotant tout ce
qui fait de la France une puissance", citant également le nucléaire.
"La monnaie unique ne marche pas et la seule proposition qui est faite est de nous enfoncer plus encore
dans le piège !", s'est indigné l'ancien mini
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC et candidat à la présidentielle "pour faire bouger
les lignes", a estimé dimanche auprès de l'AFP qu'il était "temps que (François) Hollande réagisse", disant penser que ce dernier avait "été mis devant le fait accompli" avec l'accord
PS/EELV.
"Cet accord PS/EELV est très grave pour la gauche républicaine", a déclaré M. Chevènement, avant
d'ajouter : "il est temps que (François) Hollande réagisse". Pour lui, le candidat socialiste a été "mis devant le fait accompli".
Il a stigmatisé de nouveau cet accord qui, à ses yeux, contient des abandons de souveraineté avec le
nucléaire mais aussi avec le paragraphe sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.
Sur le nucléaire, l'ancien ministre de la Défense considère qu'il s'agit "d'une atteinte grave à notre
défense, à la dissuasion nucléaire".
Concernant l'ONU, le texte de l'accord prévoit qu'en cas de victoire de la gauche, "la France fera des
propositions précises pour réformer et démocratiser l'ONU afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto (ndlr : dont bénéficient
la France et les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité), meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil dehttp://www.chevenement.fr/Chevenement-il-est-temps-que-Hollande-reagisse_a1287.html
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A l'occasion de la réunion du MRC à Montpellier pour la création des comités de soutien à la candidature de
Jean-Pierre Chevénement à l'élection présidentielle ( maintenant qu'il s'est déclaré), nous avons interviewé Jean-Luc Laurent , maire du Kremlin Bicêtre et Président national du MRC
(mouvement républicain et citoyen)
à réécouter l'interview de Jean-Pierre Chevénement
Nous sommes dans une crise majeure comme il n'y en a pas eu depuis la seconde guerre mondiale. La
monnaie unique est en train de s’écrouler.
Un pays comme l'Italie emprunte encore à 7%. C'est intenable quand il lui faut lever 300 milliards de
dette.
Je veux marquer dans l'esprit des Français plusieurs repères : une monnaie moins chère, la
croissance plutôt que la récession, la préservation de notre souveraineté et enfin une Europe réaliste, de type confédérale
Ma réaction sur Les Verts était peut-être un peu vive mais je venais de lire l'accord PS-EELV (…)
Tout cela me paraît extrêmement mal négocié. Ce n'est ni fait, ni à faire. Je pense que ce n'est pas François Hollande qui a négocié cet accord, c'est le Parti Socialiste. Il ne peut pas
être tenu par un accord si contraire à l'intérêt de la France.
Je suis candidat pour faire bouger les lignes, pour faire passer un message. Si François Hollande
évolue dans l'intérêt de pays sur des points essentiels, il est possible que je puisse, le moment venu, retirer ma candidature.
A propos d'une éventuelle modifications des traités
européens : Donner un pouvoir d'intrusion budgétaire à la Commission européenne, composée de 27 hauts fonctionnaires qui n'ont aucune légitimité et dont personne ne connaît le
nom, c'est une grave atteinte à la démocratie, aux droits du Parlement.
Donner le pouvoir budgétaire à Bruxelles aura des conséquences. Par exemple, croyez vous que la
dissuasion nucléaire française restera à l’abr
Élu dans le Ve arrondissement de Paris et conseiller régional MRC, Pierre Dubreuil a annoncé vendredi sa
candidature dans la très convoitée 2e circonscription de Paris.
"Un candidat légitime"
Pierre Dubreuil, 43 ans, a commencé son engagement politique dans... la Sarthe, dont il est originaire, comme
François Fillon au côté de qui il a milité «brièvement »,
au RPR à l'époque. Puis il a rejoint les troupes de Jean-Pierre Chevènement, à qui il est fidèle depuis. Étudiant à Paris, Pierre Dubreuil s'y est définitivement installé en 1998. Il a été élu
conseiller d'arrondissement en 2008, dans ce fief de Jean Tiberi, et conseiller régional en 2010, où il fait partie des cinq membres du groupe MRC.
« Je suis un candidat
légitime dans cette circonscription parce que c'est la mienne », a déclaré Dubreuil. « Je suis
enraciné dans ce quartier, j'y vis, j'y travaille », a ajouté le directeur général des services du Museum d'histoire naturelle, au coeur du Ve. « Je suis tout le
contraire de Fillon pour qui cette circonscription est une rente de situation. Pour moi, ce n'est pas un calcul d'autant qu'il y a peu de chance de la gagner », a-t-il
souligné.