président du Mouvement Républicain et Citoyen, au quotidien Midi Libre, dimanche 20 novembre
2011
Midi Libre : En quoi consiste votre venue ici à Montpellier ?
Jean-Luc Laurent : Je vais à la rencontre des responsables de notre mouvement et je leur explique les objectifs de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement. Si
cette élection est nationale, il y a des réalités territoriales.
Quel est le message que vous faites passer ?
Depuis que Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature, le 5 novembre, nous essayons de faire
partager notre projet à l’ensemble de nos concitoyens. Un exemple ? Notre candidat est celui qui a annoncé, il y a quelques années, que la crise allait arriver. C’est lui qui était dans le
vrai alors que les socialistes n’ont rien vu venir.
Dans l’actualité, comment avez-vous ressenti l’accord législatif signé entre EELV et le Parti
socialiste ?
Je suis scandalisé par cet accord. C’est à croire qu’il n’y a pas eu de prise en compte de l’intérêt
général. C’est vraiment du n’importe quoi. Vous vous rendez compte que nous allons brader l’un des fleurons de notre industrie pour quelques places à l’Assemblée ? Et puis, cette sortie du
nucléaire va peser très fortement sur le prix de l’électricité. Il faut que les Français sachent que pour les particuliers et pour les entreprises, c’est un surcoût de 40 % sur les futures
factures.
Vous tapez sur les socialistes pour faire monter les enchères. Est-ce que Jean-Pierre Chevènement
va vraiment aller jusqu’au bout ?Ne va-t-il pas se retirer comme en 2007 ?
Il est candidat. Point. C’est un homme qui veut faire bouger les lignes. Nous pensons que la politique de
l’austérité n’est pas le bon choix pour nos concitoyens. Les actions prises sur la crise vont encore augmenter la crise. Tous ces plans de rustine ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut
une réponse durable mais, pour l’instant, ni droite ni gauche ne propose le vrai changement.
Que faudrait-il faire par exemple ?
Il faut mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne. Ça doit être un outil de
croissance, il faut que la BCE achète de la
Le volet énergétique de l’accord entre le parti socialiste et les écologistes est une véritable catastrophe pour
la France. Outre qu’il fait partir en fumée 500 Milliards d’Euro d’investissement, cet accord pose de nombreux problèmes :
-
Economique : la filière nucléaire française rapporte actuellement plusieurs
milliards d’Euros à notre pays, de plus demain c’est un supplément important de gaz qu’il faudra importer ce qui augmentera les difficultés de notre balance commerciale déjà en déficit de
l’ordre 75 milliards d’Euros en 2011.
-
Industriel : notre pays ne possède plus guère de fleurons industriels,
l’application de cet accord sera mortifère pour la filière nucléaire.
-
Emploi : l’accord PS-EELV parle de la jeunesse et veut en faire une priorité.
Seul le développement industriel le permettra. La filière nucléaire française, c’est 250 000 emplois directs ou indirects menacés par cet accord.
-
Pouvoir d’achat : la diminution voire la sortie du nucléaire et son
remplacement par les nouvelles énergies renouvelables augmentera la facture d’électricité de l’ordre de 40 à 50 %.
-
Ecologique : la fermeture de 24 réacteurs entrainera l’émission de millions de
tonnes de CO2, contribuant ainsi au réchauffement climatique déjà en cours et qu’il faut limiter.
-
Sécurité de l’approvisionnement de l’électricité : l’intermittence de la
production des nouvelles énergies renouvelables (éolien et solaire) fera, chaque hiver, craindre une grande panne électrique.
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Dépêche AFP, jeudi 24 novembre 2011, 16h03.
Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle française, a dénoncé jeudi dans le sommet
Allemagne-France-Italie à Strasbourg la manifestation que l'Europe entrait dans un "espace disciplinaire".
Le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau chef du
gouvernement italien Mario Monti "vont aborder la question du fédéralisme budgétaire purement coercitif, avec plafond de ressources, plancher de recettes, avertissements, amendes, traduction
devant la cour de justice", a dit M. Chevènement à la presse lors d'une visite à Toulouse.
"Personnellement, je combattrai cette conception d'un fédéralisme qui n'a rien de redistributeur, qui est
un fédéralisme qui débouche sur un espace disciplinaire", a-t-il ajouté.
M. Monti n'est en fait qu'un "gouverneur" que "M. Sarkozy et Mme Merkel se proposaient même d'aller
installer", a dit M. Chevèneme