Élu dans le Ve arrondissement de Paris et conseiller régional MRC, Pierre Dubreuil a annoncé vendredi sa
candidature dans la très convoitée 2e circonscription de Paris.
"Un candidat légitime"
Pierre Dubreuil, 43 ans, a commencé son engagement politique dans... la Sarthe, dont il est originaire, comme
François Fillon au côté de qui il a milité «brièvement »,
au RPR à l'époque. Puis il a rejoint les troupes de Jean-Pierre Chevènement, à qui il est fidèle depuis. Étudiant à Paris, Pierre Dubreuil s'y est définitivement installé en 1998. Il a été élu
conseiller d'arrondissement en 2008, dans ce fief de Jean Tiberi, et conseiller régional en 2010, où il fait partie des cinq membres du groupe MRC.
« Je suis un candidat
légitime dans cette circonscription parce que c'est la mienne », a déclaré Dubreuil. « Je suis
enraciné dans ce quartier, j'y vis, j'y travaille », a ajouté le directeur général des services du Museum d'histoire naturelle, au coeur du Ve. « Je suis tout le
contraire de Fillon pour qui cette circonscription est une rente de situation. Pour moi, ce n'est pas un calcul d'autant qu'il y a peu de chance de la gagner », a-t-il
souligné.
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/legislatives-2012-dati-et-garcons-160495.html
président du Mouvement Républicain et Citoyen, au quotidien Midi Libre, dimanche 20 novembre
2011
Midi Libre : En quoi consiste votre venue ici à Montpellier ?
Jean-Luc Laurent : Je vais à la rencontre des responsables de notre mouvement et je leur explique les objectifs de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement. Si
cette élection est nationale, il y a des réalités territoriales.
Quel est le message que vous faites passer ?
Depuis que Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature, le 5 novembre, nous essayons de faire
partager notre projet à l’ensemble de nos concitoyens. Un exemple ? Notre candidat est celui qui a annoncé, il y a quelques années, que la crise allait arriver. C’est lui qui était dans le
vrai alors que les socialistes n’ont rien vu venir.
Dans l’actualité, comment avez-vous ressenti l’accord législatif signé entre EELV et le Parti
socialiste ?
Je suis scandalisé par cet accord. C’est à croire qu’il n’y a pas eu de prise en compte de l’intérêt
général. C’est vraiment du n’importe quoi. Vous vous rendez compte que nous allons brader l’un des fleurons de notre industrie pour quelques places à l’Assemblée ? Et puis, cette sortie du
nucléaire va peser très fortement sur le prix de l’électricité. Il faut que les Français sachent que pour les particuliers et pour les entreprises, c’est un surcoût de 40 % sur les futures
factures.
Vous tapez sur les socialistes pour faire monter les enchères. Est-ce que Jean-Pierre Chevènement
va vraiment aller jusqu’au bout ?Ne va-t-il pas se retirer comme en 2007 ?
Il est candidat. Point. C’est un homme qui veut faire bouger les lignes. Nous pensons que la politique de
l’austérité n’est pas le bon choix pour nos concitoyens. Les actions prises sur la crise vont encore augmenter la crise. Tous ces plans de rustine ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut
une réponse durable mais, pour l’instant, ni droite ni gauche ne propose le vrai changement.
Que faudrait-il faire par exemple ?
Il faut mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne. Ça doit être un outil de
croissance, il faut que la BCE achète de la